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Durant la période gallique, Bourgogne fut occupée par les Eduens. C'est de cette région que proviendrait le nom de famille Robert. Les Burgondes s'y installèrent au milieu du cinquième siècle. Leur roi, Condebaud, qui mourut en 516, publia la première Loi Commune, la Loi Gombette. En 843, Bourgogne était régie par Charles le Chauve sous le traité de Verdun, mais la région fut réclamée par Lothaire 1er. D'autres scissions si firent dans la deuxième moitié du neuvième siècle. Boson fut roi de Bourgogne-Provence de 879 à 887. Le nom Robert fut rencontré en Bourgogne, où cette famille bien connue avait sa place d'origine depuis l'âge moyen.

A travers l'histoire, la plupart des noms de famille ont subi des changements d'orthographe. D'ordinaire quelqu'un donnait son nom, sans l'épeler, à un scribe, un prêtre ou un recenseur. Chacun parlait selon son accent, et les accents locaux modifiaient fréquemment l'orthographe d'un nom. Qulequesvariantes d'un nom étaient adoptées par différentes branches d'une famille. De là les diverses formes sous lesquelles peut se rencontrer le patronyme, Robert dont Robert, Robers, Robart, Roberte, Robertes, Robarte, Robartes, Robarts, Roberrt, Roberrs, Roberre, Robèrre, Robarres, Robarrs, Robarre, le Robert, le Robers, de Robert, deRobers, la Robert, mais elles sont toutes la même origine.

Au onzième siècle le duché de Bourgogne passa aux Capétiens et devint un duché de la couronne de France. A la mort de Robert II le Pieux, roi de France, en 1031, Bourgogne fut régie par Robert de France, frère d'Henri 1er. En 1384, avec la mort de Louis de Male, Seigneur de Flandre, Jean II le Bon reçut l'important héritage qui incluait les comtés de Bourgogne, Flandre, Artois et Nevers. Philippe III le Bon devint Duc de 1419 à 1467.

Le patronyme Robert fut rencontré en Bourgogne, où la famille provenait de la province belge de Liège. Le premier et le seul membre enregistré de cette famille en Bourgogne était Lancelot le Robert, seigneur de la Tour de Pancy et une partie d'Annoux, qui devint secrétaire du duc de Bourgogne, en 1445. Il fut assassiné par sa femme. Ses descendants furent enregistrés comme des propriétaires de la seigneurie de Pancy au dix-septième siècle. D'autres descendants respectés sous ce nom étaient : Hubert (1733 - 1808), peintre paysagiste (Arc de Triomphe); François (1731 - 1819), qui devint le géographe du roi et était un homme politique; Pierre-François-Joseph (1763 - 1826), membre de la convention nationale; Louis-Léopold (1794 - 1835), reconnu comme peintre suisse renommé; Louis-Benoit et Simon, qui tenaient le grade des généraux et furent créés des barons de l'Empire en 1811. Parmi les personnages les mieux connus de la Bourgogne se trouvent notamment Louis-Benoit Robert, Général, baron de l'Empire.

Au début du seizième siècle la France devint le centre de la culture européenne. L'exploration du Nouveau-Monde représentait un défi. Les explorateurs amenèrent des missionnaires vers les colonies de la côte est nord-américaine, notamment, la Nouvelle-France, la Nouvelle-Angleterre, la Nouvelle-Hollande et la Nouvelle-Espagne. Jacques Cartier effectua le premier de ses trois voyages en Nouvelle-France en 1534. Champlain s'y rendra en 1608. Les plans conçus pour le développement de Québec furent loin d'atteindre les objectifs fixés par la Compagnie de la Nouvelle-France. Champlain ramena avec lui le premier vrai immigrant, Louis Hébert, un apothicaire de Paris, qui arriva avec sa famille en 1617. En 1643, soit 109 ans après les premiers débarquements de Cartier, Québec ne comptait que 300 habitants. L'émigration se faisait de façon très lente. On encourageait désespérément les mariages jeunes parmi les immigrants. La traite de fourrures attirait des immigrants français tant de souche noble que roturière. Quinze mille explorateurs partirent de Montréal vers la fin des dix-septième et dix-huitième siècles. En 1675, il y avait 7000 Français au Québec. Dans la même année, le nombre d'Acadiens français, ayant refusé de prêter un serment d'allégeance à l'Angleterre, furent déportés en Louisiane. Les français fondèrent le Bas-Canada, devenant ainsi l'une des deux grandes nations fondatrices du Canada.

Parmi les colons d'Amérique du Nord portant le prestigieux nom de famille Robert on retrouve Louis Robert établit au Québec en 1665; Sylvain Robert s'y établit en 1756; Mathurin Robert s'y établit en 1691; et René s'y établit en 1773.

Pendant ce temps, plusieurs de ceux portant ce prestigieux patronyme Robert s'illustraient dans les domaines social, culturel, religieux et politique de la France et de la Nouvelle-France, william Paul Robert, officier de la cité de Nouvelle-Orléans, Etats-Unis.

En faisant cette recherche, nous avons aussi déterminé quel étaient les plus anciens armoiries attribués au patronyme Robert. Lécusson pour le nom de famille Robert était constitué de :

    En quarts, l'extrémité gauche en haut et l'extrémité droite en bas sont d'un fond bleu avec un croissant et une étoile d'argent; l'extrémité gauche en bas et l'extrémité droite en haut son d'un fond rouge avec cinq fusils (diamants) d'argent au milieu, sur une croix d'or.

    Le cimier du nom de famille Robert représentait :

    Une étoile d'argent.
    La devise familiale était :
    " Sapere Simpliciter "

Ceux qui, aujourd'hui, portent le patronyme de Robert peuvent, pour retracer l'origine de leur ancêtre, se trouner vers l'un ou l'autre des nombreux Français venus en Nouvelle-France au XVIIe siècle. On dénombre plus d'une dizaine d epionniers venus de Provence,Guyenne, Saintonge, Dauphiné, Normandie, Aunis, Picardie, Touraine et du Berry. L'Angleterre et l'Espagne nous ont donné, l'une Jean et l'autre Michel.

A tous les Robert, dont c'était le nom propre, sont venues s'ajouter, comme pour semer la confusion, d'autres souches dont le nom original était autre. Selon Me Jean Robert, les plus importants de ces familles sont, dans l'odre : les Lafontaine, Chartier, Fasche, Le Breton, Mossion, Drousson, Vachon et O'Bamsawin.

Cependant, si ces familles et d'autres sont jugé bon d'adopter ce patronyme qui a tout du prénom et de laisser tomber leur nom d'origine, il est possible de retracer, dans cette foule de Robert, celui qui est à l'origine de la dynastie la plus importante. Cet homme, c'est Louis Robert dit Lafontaine et dit La Pommeraye.

Louis Robert dit lafontaine est un authentique enfant de France, qui a été baptisé dans la paroisse de Sainte-Marguerite de LaRochelle, le 12 août 1638, quatrième et dernier enfant du cabaretier André Robert dit Lafontaine et de Catherine Bonin ou Bonain. Né en Aunis, Louis avait pourtant des racines dans le Poitou, à Breuilaufa, où son père et son grand-père avaient vécu. Louis Robert n'entend pas devenir cabaretier comme son père; il apprend le métier de cordonnier. Ayant vu tous les jours les navires quitter LaRochelle pour se rendre en Amérique, il se laisse tenter en 1664, par les recruteurs qui lui proposent de s'inscrire dans les rangs des soldats du régiment de Carignan-Salières. Ces français qui sont engagés pour venir mater les Iroquois promènent leur désœuvrement dans les rues de LaRochelle depuis le mois de décembre 1664, attendant de s'embarquer. S'arrêtent-ils à l'ensigne du Lion d'Argent ? Arnoult de Loubias, capitaine de la compagnie qui porte son nom, loge-t-il dans cette auberge en attendant de s'embarquer ? Pourquoi pas ? Lorsqu'à l'été 1665, les soldats s'embarquent, compagnies par compagnies, Louis Robert dit Lafontaine est du nombre. Il débarque à québec, le 12 septembre, en même temps que messieurs de Courcelle et Talon. La compagnie de Loubias n'est pas la seule à bord du navire, le Saint-Sébastien. Celles de Latour, La Noraye, Maximy, Saint-Ours, Petit,Du Prat et Du Gué ont voyagé en même temps.

Loubias et ses hommes se dirigent vers Trois-Rivières au mois de janvier suivant, mais Louis Robert dit Lafontaine y est déjà rendu. On en a la preuve, le 12 novembre 1665, lorsque l'ancêtre accepte d'être témoin à la signature du contrat de mariage liant sa future belle-mère, Marie Gendre ou Le Gendre, à Nicolas Masson. Marie Gendre est, depuis peu, veuve de Baptiste Bourgery ou Bourgie, mais elle est surtout la mère d'une fillette, Marie, dont le soldat Robert est déjà amoureux!

Marie Bourgery est jeune et déjà très populaire. Le généalogiste Adolphe Robert devait découvrir, en dépouillant les actes du notaire royal Séverin Ameau, qu'un contrat, passé le 17 février 1664, promettait Marie à Nicolas Leblanc dit Labrie. La fiancée avait vu le jour en avril 1654 seulement…Ce contrat devait être annulé et remplacé, devant le même notaire, par un autre, daté du 12 janvier 1666, faisant de Marie Bourgery la promise du soldat et artisan Louis Robert. Le jeune âge de la fiancée ne permet pas une union précipitée. C'est ainsi que le mariage lui-même n'est célébré que le 25 novembre suivant, dans la chapelle de Trois-Rivières. Les témoins ne sont pas des inconnus, mais peut-être des amis. Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières est là, ainsi que Henri de Chastelard, marquis de Salières.

En 1668, comme tant d'autres soldats du régiment de Carignan désireux de s'établir à demeure en Nouvelle-France, Louis Robert dit Lafontaine dit La Pommeraye recevait du roi, cinquante ou cent francs et les vivres d'une année. L'ancêtre et sa femme s'attachent aux pas du gouverneur de Trois-Rivières qui quitte ce poste en 1667 pour aller s'établir sur les terres de sa seigneurie de Boucherville. Six ans plus tard, le 4 avril 1673, au cours d'une cérémonie réunissant trente-sept des censitaires qui le méritent, Boucher concède à chacun de ces hommes la terre qu'ils ont défrichée.

Neuf fils et trois filles naissent de l'union de Louis et Marie. A l'exception d'un enfant décédé en bas âge, tous les autres devaient faire alliance. Pierre avec Angélique Ptolémée; Joseph avec Marie-Josette Larrivée; François avec Marie Lanctôt; Marie et Marguerite ont épousé deux frères, peut-être jumeaux, Antoine et Pierre Daunet ou Donay. Prudent épousa Marie-Madeleine Fafard; ;Jean-Baptiste, Geneviève Brabant; Jacques, Jeanne Dumets; Louis, Marie Prévos; Antoine, Charlotte Bourdon et Marguerite, Charles Diel.

L'ancêtre Louis Robert dit Lafontaine dit La Pommeraye est décédé le 1er janvier 1711 et il a été inhumé, le lendemain dans l'église paroissiale de Sainte-Famille, à Boucherville, Marie devait lui survivre. Le 10 septembre, malade, elle confoque le notaire Marien Taillandier à qui elle dicte ses dernières volontés. Elle partage alors ses jours avec sa petite-fille Angélique, à qui elle lègue " son lit garni d'un traversin, (une) couverte de poil de chèvre, deux draps et la paillasse. La couette pleine de cotonnier et le traversin de plumes. Plus (elle) lui donne le lin que ladite Angélique a fait et ramassé et toutes ses grades et linges (ainsi que les) chaussures faites et à faire et ce, pour les bons services qu'elle a rendus et qu'elle promet de rendre à sa grand-mère et aussi afin qu'elle se souvienne d'elle en ses prières ". Décédée le 19 septembre 1719, Marie Bourgery rejoignait son mari, le lendemain, au cimetière paroissial de Boucherville

 

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